Comédien, conteur, amuseur, animateur de quartier, chanteur-imitateur : la liste est toujours incomplète pour ce zarboutan culturel. Le théâtre l'appelle à quinze ans, au collège, et il deviendra auteur de plusieurs pièces en créole ; la musique lui vient d'un orchestre de quartier, et l'humour lance sa carrière discographique en 1993 avec les cassettes « Zistoir kréol » et « Bazil-Bazibok », parallèlement à son travail d'animateur au Centre d'Insertion de Bernica, à Saint-Paul.
En décembre 2003, l'album « Koméraz la kour » explose avec « Gros Margot », adaptation humoristique en créole du « Vous permettez, monsieur » d'Adamo — l'un des records de ventes du catalogue Oasis en 2004. Suivront « Koméraz la langue » (2006) et « La vie lontan » (2016).
En 2006, il crée aussi « Le Kan des Marrons », où il cultive fruits et légumes lontan et sert aux visiteurs les caris du patrimoine — cari la misère, cari cœur de cannes — prolongeant sur la table ce qu'il défend sur scène : la mémoire créole.